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Israël admet son incapacité à contrer les drones du Hezbollah, un défi majeur dans le sud du Liban

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Un drone du Hezbollah s'écrase sur un char israélien à Mays al-Jabal, dans le sud du Liban, le 15 avril 2026, comme le montrent des images publiées le 27 avril 2026.

Incapables de faire face aux drones du Hezbollah, les responsables du régime sioniste admettent leur faiblesse face à une évolution technologique du mouvement de résistance libanais, qui aujourd’hui, représente une réelle menace croissante pour l’armée israélienne.

Le correspondant aux affaires militaires du quotidien israélien Haaretz, Yaniv Kubovich, rapporte qu’Israël fait face à une menace sérieuse concernant les drones du Hezbollah, soulignant que l’armée admet que ces aéronefs représentent un défi complexe. 

« La menace des drones a évolué. Ces deux derniers mois, nous en avons intercepté des centaines », a déclaré un officier supérieur israélien en poste au Liban, dans le contexte de l’occupation israélienne du pays. 

« La situation est pire qu’avant. Lors des précédents déploiements, l’armée israélienne disposait de toute latitude pour mener des opérations et des attaques dans tout le sud du Liban », a confié un soldat israélien, en mission au Liban pour la troisième fois depuis octobre 2023. « Le Hezbollah tire intensément », a-t-il témoigné.

Depuis plusieurs années, le Hezbollah utilise des drones d’attaque unidirectionnels contre Israël. Mais ces dernières semaines, le groupe a multiplié l’usage de petits drones de type FPV (vision à la première personne) ainsi que de drones équipés de câbles à fibres optiques.

Un officier supérieur israélien a qualifié cette menace de « défi majeur », soulignant qu’il existe « un décalage important entre la reconnaissance de cette menace et la capacité réelle de la contrer ».

Kubovich insiste sur le fait que « cette menace n’est pas théorique, comme en témoignent les pertes parmi les troupes », évoquant notamment la mort d’un soldat israélien, tué alors qu’il démolissait des maisons dans le sud du Liban avec un bulldozer.

Selon le correspondant du Haaretz, ces drones sont petits, silencieux et facilement accessibles.

Kubovich a souligné que le Hezbollah est désormais apte à identifier les vulnérabilités des forces israéliennes déployées en zone de combat. Parmi ces tactiques innovantes : cibler les fortifications et les zones de rassemblement via des drones kamikazes télécommandés, en profitant de leur temps d’attente pour frapper au moment opportun. 

« Ils planent dans les airs ou attendent sur les toits. Dès qu’un mouvement est détecté, ils explosent au-dessus des troupes. Ils sont extrêmement difficiles à détecter : petits, silencieux, rapides », explique le militaire israélien.

Selon le correspondant du Haaretz, leur connectivité via fibre optique leur permet d’être silencieux et de ne pas émettre de signal, rendant leur détection ou leur interception particulièrement ardue.

Leur petite taille leur permet d’atteindre des endroits où il est difficile d’installer des systèmes de surveillance classiques : sur les toits, entre les montagnes ou dans des zones urbaines densément peuplées. Ils transmettent également des images et des renseignements en temps réel, facilitant l’identification des cibles.

Cette évolution technologique suscite l’inquiétude dans les médias et chez les commentateurs israéliens.

Le site Ynet a notamment déclaré : « Le Hezbollah a de plus en plus recours à des drones bon marché et modernisés, équipés d’explosifs et de câbles à fibres optiques. Cette adaptation lui permet de déjouer la guerre électronique de l'armée israélienne et d’atteindre des cibles situées jusqu’à 10 kilomètres de distance dans le sud du Liban. »

Doron Kadosh, reporter de la radio de l’armée israélienne, a rapporté que les commandants en charge au Liban expriment leur frustration face à la faiblesse des moyens dont ils disposent pour faire face à ces drones. Un responsable a ainsi déclaré : « On ne peut pas faire grand-chose. »

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SOURCE: FRENCH PRESS TV